mardi 17 avril 2012

Phoques Génants ou pas pour la remontée des truites de mer ?


Le Phoque veau marin en Baie de Canche

Depuis plus de 25 ans, quelques naturalistes du GON (Groupe Ornithologique et Naturaliste du Nord-Pas de Calais) s’occupent de suivre l’évolution de la faune de l’estuaire de la Canche. Ces dernières années, ils ont remarqué que les observations de Phoque veau marin Phoca vitulina sont de plus en plus régulières et concernent de plus en plus d’individus. En 2009, l’observation de 6 individus simultanément constitue un record pour le site.
Le phoque veau marin est une espèce qui avait disparu de nos côtes du fait de sa chasse. Depuis une 10aine d’années, elle recolonise les parties du littoral d’où elle avait disparu depuis la baie de Somme, bastion de l’espèce. Ce fut d’abord la baie d’Authie et depuis 2002, c’est au tour de la baie de Canche.
L’espèce ne se reproduit pas dans l’estuaire de la Canche, la faible taille de l’estuaire et les forts dérangements qui y sont associés, l’empêche pour l’instant de mettre bas (généralement, cela se passe dans les chenaux de marées des mollières).

Pour l’observer, 2 possibilités :
- A marée haute, les phoques veau marin rentrent dans le chenal de la Canche pour aller se nourrir. On peut voir alors leur tête sortir de l’eau de temps à autre.
- A marée basse, ils se laissent dorer au soleil sur un banc de sable tranquille de l’estuaire.
Veillez à les observer de loin, les phoques veau marin sont très peureux lorsqu’ils sont sur la terre ferme. Par contre à l’eau, ils peuvent faire preuve d’une curiosité impressionnante ! Bien que l’animal soit d’un naturel placide, il faut toujours se rappeler qu’un phoque veau marin pèse un 100 aine de kilos et est armé de dents qu’il n’hésitera pas à utiliser au cas ou il se sentirait en danger.
Quel magnifique spectacle que de voir cette espèce, aujourd’hui protégée, évoluer dans l’eau et pêcher avec habileté (au grand damne des pêcheurs à la ligne) quant on sait qu’elle est passé très proche de l’extinction dans notre région et que nos enfants auraient pu ne jamais l’observer !
Source: Caloin Frédéric