vendredi 4 mai 2012

Des eaux gorgées de fuel rejetées dans l'Orne


Des eaux gorgées de fuel rejetées dans l'Orne



« Clairement, ça pue. Et cela dure depuis des années », déplore Thierry Ameline, président de l'association SOS May sur fuel. « Nous avons déposé plainte en 2007. Depuis, il ne s'est rien passé. » En bordure de l'Orne, le chemin est pourtant bucolique. À 20 km du centre de Caen, l'urbain pourrait venir y respirer l'air frais. « Au lieu de cela, on respire des bouffées d'hydrocarbures. » L'odeur acre du fuel saisit en effet le passant à la gorge.


Le hasard de travaux qui nécessitent de baisser le niveau du fleuve révèle la présence d'un émissaire au droit d'une galerie minière désaffectée. « Habituellement, ce tuyau est sous l'eau. Il peut débiter jusqu'à 1 000 m3 par heure », souligne Thierry Ameline. Cette eau provient de sept sources qui empruntent le réseau, très dense, des anciennes mines de la plaine de Caen.

3,5 millions de mètres cube de fuel et du radon


La présence d'hydrocarbures dans l'air et dans l'eau n'est pas surprenante. « Entre 1972 et 1983, les galeries ont servi à stocker des millions de mètres cube de fuel. Il s'agissait des fameux stocks stratégiques », souligne Roger Loiveau, vice-président de SOS May-sur-fuel. « Le nettoyage, entrepris après la fermeture, n'a pas permis de tout récupérer. L'autre souci, c'est qu'avec le temps, les bactéries dégradent le fuel et produisent du méthane. Le risque d'explosion est réel. »

La Drire (Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement) surveille depuis longtemps le site. En son temps, elle avait effectué des prélèvements qui avaient révélé une concentration d'hydrocarbures inférieure au seuil d'alerte. À l'époque, le risque d'explosion avait été écarté. L'inquiétude portait davantage sur la présence, en excès, de radon, un gaz radioactif. À ce jour, aucune mesure n'a été prise.

Soupçons sur des rejets de jus de batterie

Si l'association mayenne monte à nouveau au créneau, « c'est que nous avons reçu des courriers anonymes très informés. Ils indiquent que l'entreprise GD Environnement, installée à Rocquancourt, aurait déversé divers produits toxiques dans les galeries minières qui passent sous ses installations », indique René Hamel, président de l'Orea (Observation régional de l'écologie).

« Selon nos sources, poursuit le président de l'Oreat, cette société y aurait également évacué les eaux de ces process industriels et autres produits suspects, comme des jus de batterie de voiture ».Soupçons que dénie Bruno Le Sech, secrétaire général de GDE. « Entre 2006 et 2009, nous avons revu l'intégralité de notre site. Tout a été fait dans les règles de l'art avec des bassins de rétention. » Qu'en était-il avant ? « Je n'ai aucun commentaire à faire. Je n'ai aucun élément technique pour répondre. »

La Drire, elle, « va enquêter pour voir ce qu'il en est réellement ». Les services de l'État vont aussi aller voir de plus près un tumulus énorme de déchets, installé sur la commune de May-sur-Orne, dans lequel l'Oreat a trouvé de l'amiante et évoque la présence de résidus de broyage automobile, comme ceux qui avaient été déposés illégalement à Versainville près de Falaise.


contactez : radon@criirad.org Pour le radon qui est un gaz radioactif, je conseille de contacter le CRIIRAD  radon@criirad.org qui est une asso et labo indépendant habitué à faire ce genre d'analyse.


Suite a quelques mail envoyer voici la seule et unique réponse que j'ai eu :



Citation:
Monsieur,

Le cas que vous m'avez soumis pour avis concerne exclusivement
le département du Calvados. S'agissant d'installations classées
suivies par la DREAL - Unité Territoriale du Calvados
10 Bd du Général Vanier - BP 60040 14006 CAEN CEDEX

je vous invite à vous rapprocher d'eux.

Cordialement

Olivier ROGUE
Chef du service Aménagement
et Environnement par intérim
Direction Départementale des Territoires
cité administrative - BP 537
61007 ALENCON CEDEX
courriel : ddt-sae@orne.gouv.fr
tel : 02.33.32.50.38